Solfège

Musicologie et musique électroacoustique [MME]

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Théorie schaefferienne

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Dans le sens renouvelé que lui donne Pierre Schaeffer, le Solfège devient « l’art de s’exercer à mieux entendre » ; il est une approche « expérimentale... et réaliste » de l’objet sonore, une sorte de prise de connaissance des matériaux nouveaux de la musique, en se méfiant des idées préconçues et en s’appuyant d’abord sur ce qu’on entend.

Mais aussi, c’est un « SOLFÈGE GÉNÉRALISÉ », sans notation, parce qu’il veut s’appliquer à tout l’univers des sons, déjà disponibles ou susceptibles d’être fabriqués, et non plus seulement aux sons de la musique traditionnelle, de hauteur mesurable, et produits par un nombre limité d’instruments. Ce SOLFÈGE se situe plutôt du côté de l’ENTENDRE que du côté du FAIRE, il est descriptif avant d’être opérationnel. Les critères qu’il cherche à dégager ne sont pas traduits par des symboles conduisant à des notations (prématurées) pour de nouvelles partitions d’exécution, mais comme un approfondissement de l’écoute cherchant dans les sons leurs potentialités musicales, préalablement à tout projet de notation ou de composition.

Il s’incarne dans les cinq opérations du programme de la recherche musicale. Dans le solfège expérimental, chaque son ou critère est individuellement décrit en types (typologie), classes (morphologie), genres (caractériologie) et espèces (analyse). Ces trois derniers sont plutôt étudiés comme une hypothèse, tandis que les deux premiers sont détaillés en profondeur. (Paraphrase de Michel Chion (1983). Guide des Objets Sonores. Eds. Buchet/Chastel, Paris)

 

See also

PROGREMU

,

Typo-morphologie

 

Bibliography:

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Ferreyra, Beatriz (2001). Le “Groupe solfège” du GRM et le traité des objets musicaux
Reibel, Guy (2001). À la recherche d’une musique fondamentale

 

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